Sport et neurogenèse

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On le sait depuis plusieurs années, l’activité physique stimule une neurotrophine (BDNF) dans le cerveau qui favorise le maintien et la multiplication des neurones.

Cette synthèse se fait grâce à une hormone appelée Irisine.

Une des particularités de cette hormone, en dehors de sa capacité à brûler les graisses, est de favoriser la croissance neuronale dans l’hippocampe. 

Cette région du cerveau est essentielle dans le processus de l’apprentissage et de la mémorisation.

Récemment, des études histologiques d’hippocampes de patients atteints de la maladie d’Alzheimer, ont permis de mettre en évidence la faible représentation de cette hormone.

Plusieurs essais sur des souris ont été réalisés pour comprendre la quantité présente de cette hormone.

Le 1er essai consistait à bloquer les mécanismes de l’irisine sur des souris « sportives ». 

Malgré cette activité physique, la mémorisation était similaire à des souris sédentaires traitées par des injections de beta-amyloïde (protéine destructrice des neurones dans la maladie d’Alzheimer).

Le 2ème essai était aussi fait sur des souris « sportives » mais soumises à des injections de beta-amyloïde. Malgré ces dernières, la mémorisation de ces souris n’a pas été impactée.

Cette hormone qui pourrait représenter un nouveau traitement dans certaines maladies neurodégénératives intéresse donc de très près les chercheurs.

https://www.cell.com/cell-metabolism/fulltext/S1550-4131(13)00377-X

Exercise-linked FNDC5/irisin rescues synaptic plasticity and memory defects in Alzheimer’s models. Nature Medicine, 2019

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